ELLES S APPELLENT Hortense, Daisy, Jeannette, Blanche-neige … Mais qui sont ces drôles de dames ?

ELLES S APPELLENT Hortense, Daisy, Jeannette, Blanche-neige … Mais qui sont ces drôles de dames ?

30 janvier 2019 6 Par christelle

Nous allons à leur rencontre en cet après-midi de janvier, à la clouterie Rivierre. Couvrez-vous et préparez-vous à faire un bond dans le temps, ici nous sommes toujours en 1888.

La visite démarre par l’ancien bureau :

Nous sommes une dizaine de courageux (car il ne fait pas chaud ! ) curieux de vivre une expérience unique et tout savoir sur cet objet aussi simple qu’indispensable : Le clou !

Justine, notre jeune guide, nous fait vite oublier la température et nous fait revivre l’histoire de la famille
Rivierre qui installe son usine derrière la gare de Creil (à 20 minutes en train de notre capitale) en 1888. En 1900, Marie Rivierre reprend seule les rennes de l’entreprise au décès de son époux Théodore. L’usine
fabriquera des clous pour les chaussures des militaires français pendant la première guerre mondial. Mais quelques décennies plus tard les bombardements vont faire passer le parc de machines de 1000 machines à 600.

Aujourd'hui , 325 machines demeurent.

Elles s’appellent toujours Hermione, Hortense … depuis qu’un ouvrier eu la bonne idée de leur donner un prénom.
Ce sont ces vieilles dames qui depuis des générations fabriquent différents types de clous. Elles sont toutes uniques et authentiques !

Et un peu bruyantes il faut l’avouer !

Leur secret de beauté ?

De l’huile de colza, pour leur entretien !

En effet, la clouterie est artisanale, elle perpétue un savoir-faire traditionnel, donc elle n’utilise aucun produit chimique. Les belles sont donc sensibles, elles sont graissées toutes les deux heures et nécessitent une attention permanente car elles se dérèglent facilement !

Pas de pièces standards.

Mais, avant de les voir en fonctionnement, revenons sur les étapes de fabrication d’un clou.

 

Au départ de la fabrication ...

  • Tout d’abord, des bobines de fils sont déroulées et étirées (tréfilage).
  • Ensuite, elles viennent rejoindre cette immense salle des machines.
  • Les machines transforment le fil en clou : Le poinçon frappe la tête, les pressions forment la tige et les couteaux coupent la pointe !
  • Les clous sont ensuite dégraissés et ébarbés dans ces anciennes « machines à laver » appelées frottoir. C’est de la sciure de bois qui est utilisée !
  • Puis, les clous sont triés.
  • Et enfin, les clous sont emballés à l’ancienne dans des paquets de 1 ou 5 kg !

L’usine vous ouvre ses portes le mercredi à 14h sans réservation.

Pour les groupes et certains samedis il est nécessaire de réserver.
Vous pouvez également commander des clous sur le site (www.clous.eu).

Nous espérons que cet article vous a plu et nous vous invitons à vivre la même expérience que nous !

Audrey & Marie

Nous sommes lycéenne en classe de première et nous effectuons notre TPE (Travaux personnels encadrés) sur le Made in France.
Nous sommes heureuses de partager avec vous ce moment insolite grâce au blog francesavoirfaire et nous remercions Christelle.

Ce que nous avons aimé :

  • L’authenticité de l’entreprise, ces anciennes machines …
  • La sensation de voyager dans le temps, avec notamment l’odeur très particulière du cambouis, ainsi que le décor et les matériaux.
  • La prise en compte de l’écologie : Tout est recyclé … Les clous déformés sont chauffés puis refaits.
  • La clouterie est labelisée EPV (Entreprise du Patrimoine Vivant)
    depuis 2007 . C’est un label officiel français délivré sous l’autorité du ministère de l’Économie et des Finances, afin de distinguer des entreprises françaises aux savoir-faire artisanaux et industriels
    d’excellence.

Merci à Audrey et Marie pour leur post & à Justine pour cette belle visite.

N’hésitez pas à partager et à commenter cet article.

 

Quelle utilisation pour ces petites pointes fabriquées à la clouterie Rivierre ?

Cliquez ici pour lire la réponse dans un autre article de ce blog.

Indice ; ce savoir-faire se pépétue au sein d’un musée de l’Oise

Bonne lecture

A bientôt. Christelle