Et si on se faisait une toile au pays Basque ? Histoire de faire le tour de la question sur les espadrilles…

Après la semelle, visite chez Ona-Tiss, la toile des tuilières de Pablo Picasso :

Espadrilles aux pieds, je reste au pays basque pour profiter encore des beaux jours d’automne. 

C’est avec ce modèle appelé « Tuilière » (en clin d’œil aux travailleurs des tuileries du nord de Bordeaux) que je  vous propose de parcourir la route qui sépare l’entreprise Don Quichosse à Mauléon  de son fournisseur de toile Ona- Tiss à Saint Palais.

Sur le chemin du savoir-faire de la toile basque :

Ce n’est pas un grand voyage que je vous propose, mais une étape de 25 km sur un des chemins de Saint Jacques de Compostelle.

C’est vrai peut être que les espadrilles ce n’est pas terrible sur le chemin de Saint Jacques (bon j’avoue, j’y suis allée en voiture !)

 

Nous voici dans le joli bourg de Saint Palais, ses terrasses ensoleillées, son cours d’eau (La Bidouze ) … et sa fabrique de toile basque qui date de 1948.

Visite au pays du tissu bayadère...

L’atelier se situe dans une cour et on y pénètre en traversant un petit point de vente qui expose l’ensemble de la fabrication, car tout est tissé sur place.

 

La visite de l’atelier s’organise en 2 parties :

 

Au rez-de-chaussée la préparation des métiers (qui peut prendre 15 jours !)

Au rez de chaussée, L'ourdissage

Cette étape consiste à dévider les bobines de coton d’Égypte, (teinté au pays basque)  une par une sur une armature métallique appelée Cantre. (ci contre)

Puis, chaque fil est enroulé  sur un gros tambour : l’ourdissoir.

A ce stade, on voit déjà se dessiner sur ce gros cylindre le motif de la nappe, du chemin de table, du torchon …

 

On peut ainsi positionner côte à côte jusqu’à 4000 fils pour obtenir une nappe d’1.60 mètre de large !

Les fils vont être enroulés autour du tambour (ourdissoir) jusqu’à l’obtention de la longueur voulue.

 

 

 

Ensuite, on va faire passer les fils enroulés sur le gros tambour (ourdissoir) à des bobines plus petites (moins larges), qui vont être montées à l’arrière des métiers mécaniques.

Parallèlement, on prépare les consignes de motifs pour les métiers.

A l'étage, Le tissage

Le ballet mécanique des métiers à tisser se met en route dans un bruit assourdissant. Des kilomètres de fils de chaîne, enroulés sur l’ourdissoir, croisent les fils de trame positionnés sur des bobines plus petites et montées à l’arrière des métiers mécaniques.

Je retrouve l’ambiance des métiers Leavers de Caudry. Mais ici rien n’est ajouré !

La confection

A la main et à la machine. Chaque pièce est contrôlée. Découpée et cousue.

Les produits sont vendus sur place et à Saint Jean de Luz 19 Rue Léon Gambetta.

Ce que j’ai aimé :

  • la jolie boutique d’atelier avec l’ensemble des  produits,
  • L’ambiance de l’atelier en activité (5 personnes travaillent à plein temps sur ce site),
  • Visite sympa en famille car relativement courte et vivante avec les enfants mais on y voit l’essentiel du savoir-faire. 

J’attire votre attention sur :

  • La localisation de l’atelier : 23 Rue de la Bidouze, 64120 Saint-Palais
  • Pas de e shop mais un beau site internet (qui incite à la visite) et un point de vente à Saint Jean de Luz.

Pour aller plus loin sur le tissage, lisez l’article sur La manufacture de Roubaix qui retrace les technique et l’évolution des métiers à tisser.


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